L’IA, cette « alliée diabolique » : 

Quand GH prend le parti de s’improviser dessinatrice de BD « vintage » … 

Pour sa première opération de communication, destinée tout à la fois à la faire connaître plus largement et à lui assurer quelque financement, l’Asso¬ciation « Glorieux Héritages » a fait le choix de quitter son registre « naturel » des photos d’époque, aussi élégantes puissent-elles être : en lieu et place de ces témoignages argentiques, ce sont des illustrations créées de toutes pièces qui, pour cette opération précise, seraient mobilisées. Le regard adopté à cette occasion ? Celui de la BD de nos années « glorieuses », pour une Chaux-de-Fonds conjuguant américaines rutilantes et tenues vestimentaires de l’époque… 

Quant au moyen de composer ces illustrations, le Comité de GH a bien sûr pensé, en premier lieu, à faire appel à l’un.e ou l’autre des excellents illustrateurs.trices que compte notre région. Mais un obstacle a très vite invalidé ce projet : comment payer cet.te artiste, en ces débuts d’activité largement désargentés qui sont les nôtres ? Nous n’aurions pu proposer qu’un prix ridicule, sans rapport avec le temps exigé… Aussi avons-nous décidé de nous rappeler que le goût de l’histoire n’exclut pas de vivre avec son temps : c’est ainsi que nous avons choisi, non sans quelques hésitations, de faire appel à l’IA !

Qu’on ne se méprenne pas : au-delà de l’étonnement sincère face à l’agilité de ces tout nouveaux outils graphiques, nous n’avons pu, au moment de prendre ce parti, nous défaire d’un certain malaise. Il faudrait vivre dans une grotte, en effet, pour ignorer que l’IA oppose une concurrence fort déloyale aux créateurs graphiques. De la même manière la consommation frénétique en ressource qu’elle réclame n’est ignorée de personne. Aussi avons-nous opté pour un « chemin de crête » : nous persévérerions dans notre projet, mais en l’assortissant d’une série de mesures éthiques pour en atténuer les effets. 

Nos visuels, à raison de quatre par décennie

Décennie 1945-1955

1951 – Rue Jardinière 33

1954 – Hôtel Moreau (auj. Athmos)

1954 – Building 54

1954 – Barres Numaga

Décennie 1955-1965

1955 – Collège des Forges

1955 – Salle de Musique

1956 – Uniprix

1957 – Tours Universo

Décennie 1965-1975

1971 – Gymnase cantonal

1972 – Temple St-Jean

1975 – Piscine Numa-Droz

1975 – MIH

4 propositions, pour 3 supports iconographiques

CALENDRIER 2027

Le moyen élégant de garder un œil sur le mois en cours. Le cadeau idéal pour l’An neuf !

La pièce : CHF 15.-

(Membres GH : CHF 12.-) 

Dans le canton de NE : coûts de livraison compris.

Prix de gros pour les entreprises.

LOT DE CARTES POSTALES (6)

Vivez « vintage »! Retrouvez le plaisir d’écrire au dos d’une illustration qui vous tient à cœur !

Le lot de 6 : CHF 25.-

NB : unité (non-vendue en ligne) : CHF 5.-

(Membres GH : CHF 20.-)

Dans le canton de NE : coûts de livraison compris.

Prix de gros pour les entreprises.

AFFICHETTES A3

Décorez votre intérieur au moyen d’une série cohérente d’illustrations soignées.

La pièce : CHF 12.-

(Membres GH : CHF 10.-) 

Version encadrée et vitrée, Fr. 40.-.

Dans le canton de NE : coûts de livraison compris.

LOT DE CARTES POSTALES (12)

Bureau, cuisine ou… « petit coin » : combinez nos 12 cartes façon « kiosque du coin de la rue » ! 

Le lot de 12 : CHF 45.-

NB : unité (non-vendue en ligne) : CHF 5.-

(Membres GH : CHF 38.-)

Dans le canton de NE : coûts de livraison compris.

Prix de gros pour les entreprises.

 Les différents supports seront disponibles à compter de la mi-novembre seulement. Des pré-commandes sont néanmoins possibles dès le 30 septembre 2026, via l’adresse mail gh.bdvintage@gmail.com. Merci de préciser dans votre message votre nom et votre adresse de livraison ainsi que type de produit retenu autant que la quantité souhaitée.

Au coeur de nos engagements compensatoires, deux bénéficiaires  

L’École d’arts appliqués (CPNE-AA) et AlgorithmWatch

Le Comité de l’Association « Glorieux Héritages » en est conscient: bien que parfaitement légal, le recours à l’intelligence artificielle –telle que mobilisée pour la production des images de la présente série –s’inscrit au cœur d’un important débat critique. De fait, les reproches opposés à cette technologie (utilisée dans le contexte de la création de visuels graphiques, en particulier) portent aussi bien sur l’empreinte environnementale qu’elle induit (importants besoins en eau et en énergie) que sur la concurrence, en partie déloyale, qu’elle installe avec les illustrateurs.trices de chair et de sang, obligé.e.s de faire valoir des honoraires infiniment supérieurs aux coûts d’abonnement de l’IA.

Pour intégrer ces objections dans son opération « BD vintage », le Comité de Glorieux Héritages s’est entendu dès les début de son action sur une idée simple : les 30 % – par clin d’oeil aux Trente Glorieuses  – des recettes générées par la vente des visuels (coûts de production déduits) sur les années 2026 et 2027 seraient attribués à deux entités en lien avec la problématique. La première liée à la production en arts plastiques et implantée à La Chaux-de-Fonds ; la seconde (sans précision de lieu autre qu’un ancrage suisse) agissant dans le secteur environnemental, avec un focus particulièrement centré sur la maîtrise des besoins en consommation de l’IA. C’est ainsi que se sont imposées l’Ecole d’Arts et AlgorithmWatch, à Zurich. 

Cependant, les engagements du Comité de GH en lien avec cette opération mobilisant l’IA ne s’arrêtent pas là. Ils tiennent également dans l’idée de faire de cette opération un cas unique de recours à l’IA sans recours parallèle à l’un.e ou l’autre artiste. Par cette formule, on entend deux idées. La première est que GH, en tant qu’elle s’intéresse à un art – l’architecture, en l’occurence – compte bien, sitôt qu’elle disposera de quelque budget, mobiliser des artistes (illustrateurs, photographes, écrivains, musiciens, comédiens, etc..) à chaque occasion qui se présentera. Par ailleurs, on privilégiera, ce faisant, les productions sans l’IA ; mais sans forcément l’exclure absolument, si les artistes en question en usent, à leur tour, dans un cadre balisé. 

A l’occasion même de ses 150 ans, l’Ecole d’Arts Appliqués de La Chaux-de-Fonds a changé de nom, devenant, selon la logique des « pôles » active au sein du CPNE, le « Pôle Arts Appliqués » de notre centre professionnel cantonal. D’où rebaptême, pour le coup, en « CPNE-AA, École d’arts appliqués ». Certains ont pu regretter cette (petite) rupture sémantique du lien avec l’Eplattenier et Le Corbusier… mais là n’est pas l’essentiel ! Ce qui compte ici, c’est que, d’accord avec le Directeur dudit PPA, M. Tony MARCHESE, c’est – selon toute vraisemblance – sous forme d’un prix que sera concrétisé le don accordé par GH sur ses bénéfices de vente. Avec l’effet de donner ainsi un « coup de boost » à l’envol d’un.e jeune artiste de notre ville ou notre région actif dans les arts visuels. C’est peu dire, dans ces conditions, qu’on se réjouit, du côté de GH, d’assister à le remise des diplômes de juillet 2027 ! On s’y rendra d’autant plus volontiers que l’immeuble servant de siège à cette filière pédagogique, finalisé en 1966, est un chef-d’oeuvre du bâti des Trente Glorieuses…

 

AlgorithmWatch (www.algorithmwatch.ch) est une plateforme basée à Zurich qui entend veiller à ce que l’utilisation de systèmes algorithmiques profite au plus grand nombre. L’organisation plaide pour des systèmes algorithmiques qui protègent la démocratie et l’État de droit et non pas l’autoritarisme, la liberté et non pas la surveillance, les droits humains et non pas la déshumanisation, l’autonomie et non pas les asymétries de pouvoir, la justice et l’égalité et non pas le favoritisme et la discrimination, et un mode de vie durable et non pas l’extractivisme. Un des objectifs d’ AlgorithmWatch est de concevoir la technologie de manière à ce qu’elle soit elle-même durable sur le plan social, économique et écologique, en poussant notamment les entreprises à rendre transparente leur consommation de ressources et à réduire celle-ci. GH se réjouit d’apporter son soutien à ces efforts, d’autant qu’AlgorithmWatch s’inscrit dans un vaste réseau de chercheurs suisses, connectés avec des initiatives comparables à l’étranger.